Le jour où j’ai rencontré la méditation et la sophrologie

Le jour où j’ai rencontré la méditation et la sophrologie

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Depuis plusieurs mois, je traverse un tumulte professionnel. Des difficultés relationnelles avec ma supérieure ont entraîné des symptômes et un mal-être quotidien.

J’ai découvert grâce à un médecin du travail qu’il existait un diagnostic qui reconnaissait ce que je vivais : la souffrance au travail. Cette souffrance se traduisait par des angoisses, des sensations de boule au ventre en allant travailler, des migraines, essentiellement la nuit, des tensions musculaires, des manques d’attention, des pertes de mémoires, des pleurs, de l’irritabilité.

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Après quelques sanglots qui m’ont assaillis sur mon lieu de travail, sur conseils de mon mari, j’ai décidé d’aller voir mon médecin traitant qui m’a mise en arrêt de travail.

J’ai découvert par la suite d’autres conséquences possibles de la souffrance au travail : insomnies, cauchemars, perte de confiance en soi, angoisses, sentiment de solitude, paranoïa, dépression… Les symptômes sont nombreux et varient selon chaque personne.

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J’ai eu la chance de rencontrer un médecin du travail très à l’écoute, qui connaissait bien mon employeur, qui m’a redonné confiance en moi et qui a écrit une lettre à mon médecin traitant pour que mon arrêt de travail soit prolongé. Car les médecins traitants ne sont pas toujours formés ni sensibilisés à la souffrance au travail, même si ces maux commencent de plus en plus à être reconnus.

Après plusieurs semaines d’arrêt de travail, je commençais à me sentir de mieux en mieux, de moins en mois oppressée, mais un symptôme persistait, des migraines nocturnes. Je ne savais pas quelle en était la cause. Elles persistaient malgré l’éloignement du travail, et des soucis qui y étaient liés.

J’ai essayé différentes techniques thérapeutiques pour faire passer ces migraines.

D’abord l’ostéopathie, qui m’a bien soulagée quelques temps.

Ensuite la psychanalyse. J’ai pensé que si l’ostéopathie ne pouvait pas soulager à long terme ces migraines, peut-être qu’elles étaient non pas le résultat de quelque chose de physiologique, mais le symptôme  d’un certain mal-être que je n’arrivais pas à identifier.  J’ai conscientisé certaines choses, continué à faire des liens entre ce qui se passait pour moi au travail et mon histoire personnelle. Mais si la psychanalyse permet des prises de consciences, le temps de maturation, de digestion, d’assimilation peut parfois être un peu long, et les migraines étaient toujours là, et je ne comprenais pas pourquoi.

J’ai finalement pris contacts avec un sophrologue, praticien de la méditation de pleine conscience, dans une association qui traite la souffrance au travail.

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J’ai découvert un professionnel à l’écoute et particulièrement fin. Il a d’abord écouté ce qui m’amenait. J’ai déroulé mon histoire professionnelle et les émotions que cela générait chez moi. Très vite, il a perçu ce qui faisait problème pour moi, ce qui était douloureux.

Il m’a ensuite proposé un temps de méditation de pleine conscience guidée, personnalisée, adaptée à la situation que j’étais en train de vivre au travail et qui me faisait souffrir.

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La première étape de cette médiation était un scan corporel qui m’a permis de m’inscrire dans l’ici et maintenant, dans les sensations et dans mon corps, en lâchant les pensées et les soucis qui me traversaient.

Je me suis ensuite laissée guidée par sa voie et son discours qui m’a permis d’être rassurée, plus sécurisée, plus légère, de retrouver confiance en moi et de me détacher de tout ce qui venait me parasiter. Bien-sur, tout comme lors de la séance d’ostéopathie, les effets de cette séance de pleine conscience se sont peu à peu estompés.

Je suis partie quelques jours en province. Malgré le changement de décors, l’éloignement géographique du travail, l’impression de ne pas y penser, les migraines sont revenues.

Mais l’avantage de cette prise en charge est que le thérapeute m’avait proposé d’enregistrer la séance sur mon téléphone. A chaque fois que les migraines revenaient, je faisais une petite séance de méditation. Peu à peu, les migraines se sont de plus en plus espacées et je n’ai plus eu besoin de continuer à pratiquer ces séances.

Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus légère, j’ai repris confiance en moi et je pense pouvoir retourner au travail très bientôt.

jesse-gardner

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